LE GRAISSAGE
Dans un système mécanique comprenant des pièces en mouvement, les frottements engendrent une usure des pièces, pour éviter leur destruction il convient de les lubrifier en intercalant entre elles un film d'huile ou de graisse qui assurera leur lubrification.
Les moteur MZ deux temps sont constitués de deux parties distinctes isolée l'une de l'autre et lubrifiées de manière différente.
D'un côté le moteur, de l'autre la boite de vitesse et l'embrayage.
1 La boite de vitesse
Sa lubrification est assurée par ''barbotage'' c'est à dire qu'on verse une quantité d'huile définie afin que les pignons trempent partiellement.
Pendant la marche, la rotation des pignons asperge l'ensemble des pièces de la boite de vitesse, des rainures et des écopes sont pratiquées sur le carter afin de diriger l'huile vers les organes les plus sensibles comme les engrenages, les roulements ou les paliers.
Il existe des conduits entre le carter de boite de vitesse et celui où se trouve l'embrayage et la transmission primaire de sorte que ces derniers sont également lubrifiés par la même huile.
La quantité d'huile à utiliser et ses caractéristiques sont définies par le constructeur et doivent être respectées.
Au bout d'un certains nombres de km l'huile perd de ses caractéristiques et se charge d'impuretés liées à l'usure des pièces et doit être remplacée. Les fréquences sont indiquées dans le carnet d'entretien. Lors de la vidange on aura soin de vidanger également le coté de l'embrayage sinon il reste un peu d'huile usagée dans le carter.

Autre particularité, on trouve sur les boites de vitesse jusqu'à la série ETZ des pièces en bronze, certaines huile modernes contiennent des additifs qui dégradent le bronze c'est pourquoi il faut utiliser une huile spécifique compatible avec ce métal, généralement à la norme GL3.
2 Le moteur
Le carter moteur dans lequel se trouve l'embiellage est complémentent isolé de l'extérieur notamment par des joints spi au niveau des arbres tournants. Pour lubrifier les pièces en mouvement on utilise le principe de lubrification par mélange.
Le mélange air essence est aspiré sous forme de brouillard par le moteur et est de ce fait en contact avec toutes les parties mobiles avant d'être brûlé. Il suffit de dissoudre dans l'essence une quantité d'huile précise, soit directement dans le réservoir soit en l'injectant grâce à une pompe, celle-ci se condensera au contact des organes rencontrés assurant ainsi leur lubrification elle sera ensuite brûlée lors de la combustion des gaz d'où la fumée bleutée caractéristique des 2T à l'échappement.

Il existe une particularité pour les MZ 125 TS jusqu'au millésime 1977 ainsi que pour les ES, ETS 125 et 250. Les roulements de vilebrequin ne sont pas lubrifiés par le mélange mais par l'huile de boite à travers de petits conduits. Le constructeur préconise pour ces modèles une huile plus fluide.

Quel pourcentage dans le mélange, pour les modèles les plus anciens, les fiches techniques indiquaient 4% d'huile. A l'époque c'était des huiles minérales aux performances limitée qui se dissolvaient difficilement dans l'essence.
De nos jours avec l'avènement des huiles de synthèse et semi-synthèse on peut descendre à 2% que ce soit par mélange ou par graissage séparé. Sur les machines équipées de graissage séparé il faut utiliser de l'huile semi-synthèse, la 100 % synthèse bien que plus performante est trop fluide.
Il est inutile de dépasser le pourcentage préconisé, le moteur ne sera pas mieux graissé pour autant. Non seulement la machine fumera beaucoup et s'encrassera.
Les huiles 2T se dissolvent très mal dans l'alcool, c'est pourquoi l'utilisation de super éthanol ou de SP 95 E10 est fortement déconseillée
